Qu'est ce que l'ostéopathie ?


Un peu d'histoire

L’ostéopathie est une médecine douce, fondée par le médecin américain Andrew Taylor Still, en 1874, après avoir sauvé un enfant de la dysenterie en n’utilisant que ses mains.
Elle consiste en une compréhension globale du patient, à prévenir, diagnostiquer et traiter manuellement les restrictions de mobilité des tissus du corps, susceptibles d’en altérer l’ensemble des structures et donc l’état de santé.

« Nous ne pouvons faire plus qu’entretenir les lois de la vie que la nature a données à l’homme et leur faire confiance », Andrew Taylor Still, Philosophie de l'ostéopathie, 2003

L’ostéopathie est fondée sur la capacité du corps à s’auto-équilibrer et sur une connaissance approfondie de l’anatomie.

Pour résumé

L’ostéopathie est un art, une philosophie et une science.

  • Son art est une thérapeutique manuelle reposant sur des compétences spécifiques approfondies du corps, nécessitant différentes méthodologies diagnostiques, un toucher précis, minutieux, exact et toujours dans le respect du patient et de la pathologie à traiter.
  • Sa philosophie comprend l’être dans sa globalité, le concept de l’unité de la structure et de la fonction du corps. Ce n’est pas tant le symptôme qui intéresse le thérapeute, mais la cause qui le provoque.
  • Sa science comprend l’ensemble des connaissances physiques, anatomiques, biologiques, chimiques, embryologiques, physiologiques, biomécaniques relatives à la prévention, le rétablissement et la préservation de la santé.

Le concept ostéopathique

Selon l'organisation mondiale de la santé,

« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité ».

L'ostéopathie s'accorde avec cette définition car selon son concept, la santé représente la parfaite adaptation de l'organisme à son environnement. L'attention de l'ostéopathe doit donc se porter tout autant sur l'environnement du patient que sur son organisme.
Le premier principe de l'ostéopathie est donc la prise en compte des individus dans leur globalité.
Ainsi d’un point de vue holistique, le concept ostéopathique repose sur 4 principes fondamentaux :

L’unité du corps

L’organisme fonctionne comme une entité entière. Toute perturbation dans une zone du corps peut avoir des conséquences sur une région très éloignée. Les liens entre les différentes parties du corps sont d’ordre mécanique (muscles, tendons, ligaments, fascias, articulations), fluidique (circulation sanguine, lymphatique, liquide céphalo-rachidien) et nerveux (fonctionnalité de tout le corps grâce au système nerveux).

L’interrelation structure-fonction

Le bon fonctionnement d’un organe dépend de l’état de sa structure (un muscle contracturé ne peut plus permettre le mouvement dont il est responsable). Mais également à l’inverse, une perte de fonctionnalité entrainera à terme une modification structurelle (une perte de mobilité d’un membre entraine une fonte musculaire). La structure et la fonction sont interdépendantes.

La loi de l’artère est suprême

Ce principe, proposé par le fondateur de l’ostéopathie Andrew Taylor Still, affirme que la libre circulation du sang et de la lymphe assure l’intégrité des systèmes de l’organisme, et garantit ainsi l’homéostasie.

La capacité d’auto-guérison du corps

Le corps a la faculté d’équilibrer de façon naturelle les différentes constantes du corps (température, pression, hydratation…). Il s’agit du phénomène d’homéostasie qui correspond à un équilibre interne, face à un environnement extérieur changeant.
L’ostéopathe doit aider l’organisme à trouver en lui-même les ressources pour recouvrer l’équilibre et donc la « santé ». Il agit sur les tissus, les systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire pour que le corps s’auto-guérisse par sa régulation interne.

Ces principes permettent au thérapeute de poser un diagnostic ostéopathique, de comprendre l’origine de la dysfonction et de mettre en place son traitement.

Les différentes techniques ostéopathiques

L’ostéopathie a beaucoup évolué depuis sa fondation par Andrew Taylor Still. Même si les principes de base restent identiques, les techniques manipulatives de traitement se sont largement développées.
Tout ostéopathe connait ces différentes techniques et sait les utiliser en fonction des besoins et de la demande du corps.

Les techniques structurelles

Elles sont les plus connues et les plus anciennes. Ce sont des manipulations de haute vélocité et de basse amplitude (HVBA) qui concernent les structures articulaires.

Les techniques cranio-sacrées

Le travail de l’ostéopathe va être de redonner un maximum de mobilité aux os du crâne ainsi qu’au système cranio-sacral composé du crâne, de la colonne vertébrale jusqu’au sacrum et, tous les organes et les structures qu’il renferme. Ces techniques sont souvent utilisées dans les traumatismes de type chutes, whiplash…

Les techniques viscérales

Ces techniques s’adressent aux organes viscéraux et plus particulièrement à la mobilité de l’organe qui peut être modifiée ou interrompue, ce qui peut provoquer des troubles fonctionnels du viscère. L’ostéopathe permet donc à l’organe de retrouver sa physiologie naturelle et d’en ôter les troubles.

Les techniques fasciales

Ce sont des techniques très douces mais efficaces, qui concernent les membranes reliant les muscles, les organes et la structure osseuse entre eux.

Les techniques myotensives

Appelées aussi techniques d’énergie musculaires. Elles concernent les réflexes neuro-musculaires afin de régler les troubles toniques et de permettre aux muscles de gagner en souplesse.


L'ostéopathie animale


Un peu d'histoire

L’ostéopathie animale a vu le jour vers les années 1980, grâce au docteur vétérinaire Dominique Giniaux. Après avoir appris l’ostéopathie humaine, il a transposé ces techniques sur l’animal et en particulier sur les chevaux.
Dès lors, l’ostéopathie animale s’est fortement développée et démocratisée dans le milieu équin. Cette approche thérapeutique est moins répandue chez les chiens, les chats ou encore les bovins mais se trouve néanmoins en plein essor depuis quelques années.

« Permettre à la fonction vitale interne de manifester sa puissance infaillible, plutôt que d'appliquer une force aveugle venue de l'extérieur. », W. G. Sutherland, La Coupe crânienne, 2002

L’ostéopathie pour les chevaux

Un suivi ostéopathique régulier permet à votre cheval, quel que soit son âge et son activité, d’assurer une meilleure santé générale, de prévenir certaines pathologies chroniques et d’en réduire les risques, de déceler certaines pathologies à un stade débutant, et de garantir un vieillissement dans de bonnes conditions.


Motifs de consultation courants more_vert
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  • Dissymétries locomotrices, boiterie
  • Défense au travail
  • Suivi sportif, baisse de performances
  • Dorsalgie, lombalgie, sciatalgie, cervicalgie
  • Traumatismes physiques (chutes, chocs violents…)
  • Difficultés à effectuer des figures imposées
  • Un cheval qui refuse les obstacles ou qui se décale au saut
  • Sensibilité au sanglage, au pansage du dos et/ou défenses au montoir
  • Troubles musculo-squelettiques
  • Perte d’appétit, amaigrissement
  • Suivi post-opératoire
  • Changement brusque de comportement
  • Troubles liés à la reproduction
  • Troubles fonctionnels viscéraux
  • Troubles liés au poulinage

L’ostéopathie pour les chiens

L’ostéopathie canine est dédiée à tous types de chiens quelle que soit sa race, sa taille, son âge, son activité.


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Motifs de consultation courantsclose

  • Dissymétries locomotrices, boiterie
  • Dorsalgie, lombalgie, sciatalgie, cervicalgie
  • Suivi sportif, baisse de performances
  • Certaines pathologies ostéo-articulaires comme la dysplasie, l’arthrose
  • Troubles fonctionnels viscéraux
  • Perte d’appétit, amaigrissement
  • Changement brusque de comportement (agressivité, …)
  • Suivi post-opératoire
  • Traumatisme physique (chutes, accident de voiture ou de chasse, au travail…)

L’ostéopathie pour les autres animaux

Les chevaux et les chiens ne sont pas les seuls à pouvoir bénéficier d’une séance d’ostéopathie. L’ostéopathe intervient également sur les chats, les bovins mais aussi les NACS (Nouveaux Animaux de Compagnie).


Motifs de consultation courants more_vert
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Chez le chat

  • Troubles locomoteurs
  • Troubles fonctionnels viscéraux et particulièrement les troubles urinaires
  • Traumatismes (chutes, chocs violents…)
  • Suivi post-opératoire
  • Troubles de la proprioception et de l’équilibre
  • Etats apathiques, dépression, changements brusques de comportement

Chez les bovins

  • Glissade en pâture ou en stabulation
  • Vache couchée
  • Boiterie
  • Vêlage difficile
  • Veau qui ne tète pas
  • Coup violent sur la hanche au passage d’une porte
  • Altercation entre deux bêtes
  • Un changement d’attitude


Déroulement d'une consultation


Anamnèse et recueil des commémoratifs

Le thérapeute va récolter toutes les informations concernant votre animal : il va s’informer sur son histoire, ses antécédents médicaux et/ou chirurgicaux, ses habitudes, son caractère et son comportement, son activité et les motifs de consultation.

Examen clinique

Lors de cette phase, le praticien va procéder à une inspection visuelle statique et dynamique. Il va par la suite effectuer une palpation fine et précise. Cet examen permet de déceler les pathologies relevant de la médecine classique ou de la chirurgie, et d’orienter le thérapeute sur son diagnostic ostéopathique.

Diagnostic

L’ostéopathe identifie les dysfonctions ostéopathiques, établit un diagnostic différentiel, identifie les pathologies d’exclusion et/ou les limites de son champ d’intervention ou de compétences. Le cas échéant, il doit référer l’animal à un autre professionnel de la santé animale tel que le vétérinaire, dentiste équin, maréchal ferrant…

Traitement

Il choisit et effectue les techniques manipulatives appropriées aux dysfonctions de mobilité des structures observées, en tenant compte du patient et de son contexte global.
Il évalue l’efficacité de son action et propose une rééducation et des conseils afin d’optimiser son intervention en tenant compte du patient, de son environnement et de son activité.
La rééducation vise à rétablir l’équilibre statique et dynamique de façon à éviter les récidives des lésions.
Habituellement, quelques jours de repos sont préconisés après la séance.